Depuis 2023, le Soudan est plongé dans une guerre fratricide qui oppose l’armée nationale aux forces paramilitaires. Une lutte de pouvoir implacable, sans règle ni répit, où l’ambition des uns écrase la liberté des autres. Ce conflit déchire le pays de l’intérieur, ne laissant derrière lui que ruines, exodes et silences forcés.
Khartoum, la capitale jadis vibrante, n’est plus qu’un champ de cendres. Les hôpitaux ferment, les marchés se vident, les écoles s’effacent. Dans les quartiers meurtris, la peur, la faim et le désespoir prennent le dessus. Les familles fuient sous les bombes, sans savoir où aller, ni ce qui les attend au prochain détour.
Pris au piège d’un conflit qui les dépasse, des millions de civils tentent simplement de survivre. Mais quand chaque route mène à l’incertitude, quand même l’exil devient un risque, une question demeure : que reste-t-il à espérer, lorsque tout s’effondre ?
Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre civile sanglante opposant l'armée nationale (SAF) aux Forces de soutien rapide (RSF), une puissante milice paramilitaire. Ce conflit trouve ses racines dans les rivalités de pouvoir entre le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l'armée, et Mohamed Hamdan Dagalo, alias “Hemedti", leader des RSF. Après des années de tensions et d’accords fragiles, la rupture est totale, et le pays sombre dans un chaos meurtrier.
Dès les premiers jours, la capitale Khartoum devient un véritable champ de bataille. Les bombardements, les combats de rue et les exécutions sommaires transforment la ville en ruines. Progressivement, la guerre s’étend aux autres régions, notamment au Darfour, où les RSF sont accusées de massacres ethniques rappelant les horreurs des années 2000.
Les civils sont pris au piège dans une spirale de violence. Plus de 8 millions de personnes sont déplacées, la famine menace, et l’accès aux soins devient quasi inexistant. Les hôpitaux sont détruits ou occupés par les combattants, laissant les blessés sans secours. L’économie s’effondre, et la faim devient une arme de guerre.
Les tentatives de médiation, menées par l’Union africaine et des puissances régionales, échouent face à l’intransigeance des belligérants. Le Soudan s’enfonce dans l’anarchie, tandis que la communauté internationale reste spectatrice. La guerre continue, laissant derrière elle un pays en ruines et un peuple abandonné à son sort.